Vendredi 29 février 2008
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les origines de la fête des grands-mères:

La fête des grands-mères est célébrée tous les premiers dimanches de mars en France depuis 1985. A l'origine c'était une fête commerciale lancée par une grande marque de café.
Au fil du temps, cette fête est devenue populaire puisqu'elle est désormais mentionnée dans nos calendriers et 3 grands-mères sur 4 ont la joie d'être fêtées chaque année.

les grands-mères aujourd'hui:

Mamie, Mémé, Mèmère, Manou, Yaya...Quelle que soit la façon dont vous appelez votre grand-mère, n'oubliez pas de célébrer sa fête. Nos grands-mères n'ont jamais été aussi nombreuses aujourd'hui : plus de 7 millions de grands-mères en France, des chiffres qui vont continuer d'augmenter au fil des années.
L'image traditionnelle de la grand-mère au fourneau ou faisant du tricot n'est plus vraiment d'actualité. Elles sont plus actives, plus jeunes d'esprit et plus proches de ses petits-enfants. De nos jours, on serait plus tenter de dire la cyber-mamie, la mamie globe-trotteuse ou la "supermamie" dévouée à ses petits enfants.
Nos grands-mères veulent avant tout nous transmettre des valeurs comme l'affection, l'amour des siens et le respect d'autrui.

le jour « J » de la fête des grands-mères:

S'il y a un dimanche dans l'année où vous devriez rendre visite à votre grand-mère et partager un bon repas avec elle, c'est ce jour-là !
Offrez-lui de jolis cadeaux comme par exemple : une crème de soin pour une mamie coquette, un bouquet de chocolat pour une mamie gourmande, un appareil photo numérique ou une webcam pour une mamie branchée, des objets photos à personnaliser pour une mamie nostalgique... ou tout simplement un très joli bouquet de fleur pour cette belle journée très spéciale.

merci au site PENSE MALIN
par MAMY ANNICK publié dans : AMITIE
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Jeudi 28 février 2008
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Alfred de VIGNY (1797-1863)

Recueil : Poèmes antiques et modernes

Le Déluge

(extrait)

La Terre était riante et dans sa fleur première ;
Le jour avait encore cette même lumière
Qui du Ciel embelli couronna les hauteurs
Quand Dieu la fit tomber de ses doigts créateurs.
Rien n'avait dans sa forme altéré la nature,
Et des monts réguliers l'immense architecture
S'élevait jusqu'aux Cieux par ses degrés égaux,
Sans que rien de leur chaîne eût brisé les anneaux.
La forêt, plus féconde, ombrageait, sous ses dômes,
Des plaines et des fleurs les gracieux royaumes
Et des fleuves aux mers le cours était réglé
Dans un ordre parfait qui n'était pas troublé.
Jamais un voyageur n'aurait, sous le feuillage,
Rencontré, loin des flots, l'émail du coquillage,
Et la perle habitait son palais de cristal :
Chaque trésor restait dans l'élément natal,
Sans enfreindre jamais la céleste défense ;
Et la beauté du monde attestait son enfance ;
Tout suivait sa loi douce et son premier penchant,
Tout était pur encor. Mais l'homme était méchant.

Les peuples déjà vieux, les races déjà mûres,
Avaient vu jusqu'au fond des sciences obscures ;
Les mortels savaient tout, et tout les affligeait ;
Le prince était sans joie ainsi que le sujet ;
Trente religions avaient eu leurs prophètes,
Leurs martyrs, leurs combats, leurs gloires, leurs défaites,
Leur temps d'indifférence et leur siècle d'oubli ;
Chaque peuple, à son tour dans l'ombre enseveli,
Chantait languissamment ses grandeurs effacées :
La mort régnait déjà dans les âmes glacées.
Même plus haut que l'homme atteignaient ses malheurs :
D'autres êtres cherchaient ses plaisirs et ses pleurs.
Souvent, fruit inconnu d'un orgueilleux mélange,
Au sein d'une mortelle on vit le fils d'un Ange.
Le crime universel s'élevait jusqu'aux cieux.
Dieu s'attrista lui-même et détourna les yeux.

Et cependant, un jour, au sommet solitaire
Du mont sacré d'Arar, le plus haut de la Terre,
Apparut une vierge et près d'elle un pasteur :
Tous deux nés dans les champs, loin d'un peuple imposteur,
Leur langage était doux, leurs mains étaient unies
Comme au jour fortuné des unions bénies ;
Ils semblaient, en passant sur ces monts inconnus,
Retourner vers le Ciel dont ils étaient venus ;
Et, sans l'air de douleur, signe que Dieu nous laisse,
Rien n'eût de leur nature indiqué la faiblesse,
Tant les traits primitifs et leur simple beauté
Avaient sur leur visage empreint de majesté.

Quand du mont orageux ils touchèrent la cime,
La campagne à leurs pieds s'ouvrit comme un abîme.
C'était l'heure où la nuit laisse le Ciel au jour :
Les constellations palissaient tour à tour ;
Et, jetant à la Terre un regard triste encore,
Couraient vers l'Orient se perdre dans l'aurore,
Comme si pour toujours elles quittaient les yeux
Qui lisaient leur destin sur elles dans les Cieux.
Le Soleil, dévoilant sa figure agrandie,
S'éleva sur les bois comme un vaste incendie,
Et la Terre aussitôt, s'agitant longuement,
Salua son retour par un gémissement.
Réunis sur les monts, d'immobiles nuages
Semblaient y préparer l'arsenal des orages ;
Et sur leurs fronts noircis qui partageaient les Cieux
Luisait incessamment l'éclair silencieux.
Tous les oiseaux, poussés par quelque instinct funeste,
S'unissaient dans leur vol en un cercle céleste ;
Comme des exilés qui se plaignent entre eux,
Ils poussaient dans les airs de longs cris douloureux. [...]

par MAMY ANNICK publié dans : NOS GRANDS AUTEURS
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